Nous vivons dans un monde qui ne cesse de nous rappeler l'impermanence des choses et la fragilité de la vie. Si le poème témoigne des ombres qui nous happent et fracturent notre lien à l'Autre, il célèbre aussi la beauté de l'être et sa quête de sens. Coeurs, comme livres d'amour rappelle la précarité mais invite à l'union, ouvre un espace où l'ici est un tourbillon d'intensités qui nous porte au-delà d'une rupture originelle avec le monde. Dans cette clairière, le coeur est un lieu de transformation qui permet d'éprouver la capacité d'aimer, ce fondement de nos vies.
Hélène Dorion est née à Québec le 21 avril 1958. Elle y a fait ses études primaires et secondaires, au Collège Notre-Dame-de-Bellevue, puis ses études collégiales au cégep de Sainte-Foy, avant d’entrer à l’Université Laval où elle obtient, en 1980, un baccalauréat en philosophie. Membre de la rédaction de la revue philosophique de la faculté, Considérations, elle y publie des textes de réflexion portant entre autres sur les présocratiques, Nietzsche et Camus. Un passage s’opère alors de la philosophie à la littérature, et en même temps qu’elle entreprend des études en lettres qui mèneront, en 1985, à l’obtention d’une maîtrise, elle publie en 1981 ses premiers poèmes, dans la revue Estuaire. L’année suivante, elle se joint au comité de rédaction de cette revue où elle rencontre Suzanne Paradis et Michel Beaulieu qui l’inciteront à présenter son premier manuscrit, L’intervalle prolongé suivi de La chute requise, aux Éditions du Noroît qui le publieront en 1983. (...)
Montréal, PUM, 2009 Paru en France sous le titreL’Âme rentre à la maison, Éditions de La Différence, 2010
Ni un poème, ni un récit, mais une méditation. Après une rupture amoureuse, l’auteur se recueille sur une île pour écrire sur ce qui nous constitue: "Je trouvais dans l’île l’image même de ce que nous sommes, des êtres de liens, tantôt lieurs et tantôt liés, toujours liables."
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Événements
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Inauguration du Centre International de Poésie des Laurentides à la bibliothèque de Sainte-Adèle.
Unique en son genre dans la région, cette initiative de l’Association des auteurs des Laurentides met en valeur, depuis le 24 mars, un fonds de plus de 12 000 ouvrages de littérature et de philosophie, ainsi que des livres d'art d’ici et d’ailleurs dont plusieurs en langues étrangères.
Automne 2011, heureuse suite aux Correspondances d'Eastman, dans "La Forêt de mots" de Diane et Gilles où je prépare, pour l'été 2012, une installation de poèmes.
17 novembre 2011: atelier d’écriture, Sainte-Thérèse 19 février 2012: atelier d’écriture au Centre Yoga Monde, Montréal 25 mars 2012: atelier d’écriture, Semaine de poésie des Laurentides, Saint-Jérôme
Il y a de nombreux bonheurs à vivre à Montréal. Je les découvre depuis quelques mois : rencontres improvisées avec les ami-es, concerts, musées, librairies, bistros et cafés, tout est là, à portée de regard, de main, de cœur.
Et parmi ces petits bonheurs montréalais, il y a celui de fréquenter régulièrement la Grande Bibliothèque. Ainsi il y a deux semaines, je suis entrée dans l’imposant édifice et j’ai fait la file pour enfin m’inscrire à « l’officiel abonnement ». Devant moi, cinq ou six personnes attendaient leur tour, et il y en avait autant derrière. Une dizaine de minutes plus tard j’avais en mains ma carte d’abonnée et je montais au premier étage. Presque toutes les tables de travail étaient occupés, quelques personnes feuilletaient les nouveautés posées sur le mur qui leur est réservé, alors que d’autres se promenaient parmi les longs rayons, tenant périlleusement des livres dans une main et, dans l’autre, de petits papiers de références qu’elles consultaient de temps en temps.