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"Recommencements" à la radio

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Couverture du livre RecommencementsRecommencements sur Radio Ville-Marie Recommencements (récit)

Imprégné d'une réflexion émouvante sur l’existence humaine, ce livre magnifique nous invite à reconsidérer le regard que nous portons sur les points de retournements qui jalonnent notre vie.

Comment nous abandonner aux vagues (rupture, deuil, maladie…) qui surgissent parfois dans nos vies et nous renversent, pour ensuite aller vers les recommencements auxquels nous sommes conviés? L’écrivaine s’interroge, retourne sur ses pas, refait le trajet jusqu’à l’enfance. Elle retrouve au passage l’île où les grands vents de la vie avaient soufflé sur la sienne. Ainsi est-on amené à danser avec ce qui nous éprouve avant de devenir cette maison que l’on est pour soi-même. 
(Mot de l'éditeur)

Durant cet après-midi de profonde intimité où je suis allée conduire ma mère vers sa mort, j’ai touché au plus grand dénuement, à ce très peu auquel nous tenons véritablement, lorsqu’un fil casse. Il ne restait que l’amour. Que cet ineffable mystère qu’on appelle Amour – avec un grand A pour dire combien il nous dépasse – et qui ne se trouve nulle part ailleurs qu’en soi.
(Extrait)

"Recommencements",
vidéo réalisée par Pierre-Luc Racine,
musique d'Alexandra Stréliski.

  

 

Article paru dans Le Devoir

 

 

 

 

Recommencements - Articles de presse

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Article paru dans La PresseArticle paru dans Le DevoirArticle paru dans Le SoleilArticle paru dans Le Journal de QuebecArticle paru dans La Tribune Article paru dans L'Écho du Nord

 

Biographie

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Photo Pierre Dury

dorion_photo_majNée à Québec, Hélène Dorion a publié une trentaine de livres (poésie, récit, essai, livre jeunesse) depuis 1983. Traduite et publiée dans plus de quinze pays, son œuvre lui a mérité plusieurs distinctions et prix littéraires.

Elle a notamment fait paraître Recommencements (récit, 2014, prix des Écrivains francophones d'Amérique), Coeurs, comme livres d'amour (poèmes, finaliste aux prix du Gouverneur général du Canada, du Festival de poésie de Montréal, du Conseil des Arts et des Lettres du Québec en Estrie et au prix Marcel-Thiery), Sous l’arche du temps (essai suivi d'entretiens, 2013), L’Étreinte des vents (récit, 2009, paru en France en 2010 sous le titre L’Âme rentre à la maison, prix Études françaises de l’Université de Montréal), Le hublot des heures (poèmes, 2008, prix Charles-Vildrac de la Société des Gens de Lettres de France), Ravir: les lieux (poèmes, 2005, prix Mallarmé – dont elle fut la première récipiendaire canadienne – et prix du Gouverneur général du Canada), Jours de sable (récit, 2002, prix Anne-Hébert), Pierres invisibles (poèmes, 1999, prix Aliénor), Sans bord, sans bout du monde (poèmes. 1995, prix Alain-Grandbois). Elle a aussi fait paraître un ouvrage jeunesse, La Vie bercée (2004, en lice pour le prix White Ravens, le prix du Livre jeunesse des bibliothèques de Montréal et le prix Alvine-Bélisle). En 2011, elle a reçu pour l’ensemble de son œuvre, le prix européen Léopold-Senghor. Une rétrospective de son œuvre poétique, intitulée Mondes fragiles, choses frêles (poèmes 1983-2000), a paru en 2006.

Hélène Dorion a été reçue à l’Académie des lettres du Québec en 2006. En 2007, elle a été décorée de l’Ordre national du Québec à titre de Chevalier et, en 2010, Officier de l’Ordre du Canada. En 2014, elle reçu la bourse de résidence de la Fondation new-yorkaise Civitella Ranieri.


Détails...

 

Carnets

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Fondation Civitella RanieriJ’ouvre les volets.

Umbertide, Italie.

Comme si le chas de l’aiguille s’était rétréci, comme si le fleuve se transformait en un lac, comme si les vents devenaient un souffle léger à l’oreille des heures…

La vie a cessé de tourbillonner. Les pas, plutôt que de se superposer, ouvrent de nouveau le chemin. Le ciel plus lent offre à voir ses figures, ces formes flottantes qui révèlent du sens et à mesure le défont.

J’entre dans l’horizon. Plus encore, c’est lui qui vient à moi, pénètre par mes yeux d’abord, puis descend dans mon corps en une étreinte qu'il relâchera pour revenir vers mon visage et y poser sa lumière.

Je fais face à une montagne. Du regard, je la touche presque, et elle semble alors s’approcher pour enlacer tout mon être. Bientôt, cet horizon d’une beauté que je pourrais à peine imaginer se met à murmurer à mon oreille.

*

Fondation Civitella RanieriUmbertide, Ombrie. Terre lumineuse d’Italie et, tout en haut de l’une des collines, un château. C’est ici que je suis venue écrire, invitée en résidence par la Fondation Civitella Ranieri pour un séjour de près de deux mois avec des artistes visuels, compositeurs, écrivains venus d’un peu partout dans le monde.

Dès mon arrivée, il y a une semaine, on m’a assigné deux studios, l’un où j’habite, qui a pour nom Arco, et l’autre où je travaille. Celui-ci s’ouvre sur l’horizon à perte de vue. Lorsqu’on a ouvert les volets pour me montrer mon atelier, l’émotion était si intense qu’il me semblait retrouver un être aimé…

Fondation Civitella RanieriLe lendemain de mon arrivée, je me suis installée et, après avoir défait mes bagages, je suis allée dans mon atelier pour poser ici et là quelque repère. J’ai déplacé des tables et des fauteuils, promené une lampe jusqu’à ce qu’elle trouve son point d’ancrage précis, branché mon ordinateur, chargé l’imprimante de papier, puis je me suis assise à ma table de travail et je suis restée là, immobile, dans cet état d’immobilité sans désir et sans attente. Juste posée dans ce présent ouvert.

Je consacrerai les prochaines semaines à écrire. À créer. À tenter de saisir, à travers le langage, le mouvement des êtres et des choses, d’en explorer le mystère, d’en célébrer la beauté. Créer. C’est dire aimer. Aimer cet horizon qui sait ce que j’ignore encore de moi-même et de la vie, de l’amour et de notre présence ; aimer ces arbres qui me sont nouveaux, ces oiseaux qui les remuent brusquement en cherchant à s’y poser, ces papillons qui me racontent la légèreté des heures, ces odeurs de terre et de forêts qui font vibrer mon corps, mon âme, et me rappellent combien je ne fais qu’un avec le vivant, aimer jusqu’au brin d’herbe humide du matin, jusqu’à la feuille jaunie qui déjà glisse vers la terre. Aimer. C’est dire m’abandonner. Sans mesure recueillir ces présences qui, après avoir embrassé l’espace entier, rejoignent le fleuve des heures pour devenir le lac du passé.

*

Fondation Civitella RanieriComme si le chas de l’aiguille… Comme si les vents… Comme si je plongeais et, à mesure que j’atteins les profondeurs, la rumeur du dehors s’efface et laisse entendre mon propre souffle, cette voix qu’est déjà mon souffle.

J’ai commencé à regarder par la fenêtre des mots. Surtout, je touche à la joie profonde de ce lieu lumineux où il n’y a que cela : créer. Je nourris les racines même de ce qu’est pour moi écrire.

Avec les autres artistes, nous devenons de proches complices sur ce chemin quotidien où l’on invente à mesure nos vies, à mesure les œuvres qui l’interrogent et la célèbrent. Les conversations autour de la table, les fous rires, les promenades partagées, tout participe à créer, à aimer. Même les nuages légers, même les vents qui viendront, et les arbres qu’ils dépouilleront.

Fondation Civitella RanieriDans les prochains jours, quelques-uns d’entre nous irons à Orvieto assister à un concert qui a lieu dans la crypte d’une église du 6è siècle. Nous irons aussi à Sansepolcro, ville natale de Piero della Francesca où l’on peut voir quatre de ses tableaux les plus extraordinaires. Cette excursion nous amènera aussi à Monterci, village juché au sommet d’une colline, la mère de della Francesca y est née et l’on y retrouve la célèbre « Madonna del Parto». Ce sera encore marcher sur ce chemin de création. Ce sera encore aller vers l’écriture. Encore vers l’amour.

Nous sommes ici, dans cet état d’éveil et d’écoute, immobiles, sans désir, sans attente. Simplement ouverts à ce qui est. À ce bonheur au présent.

29 septembre 2014

 

 

Lecture de poèmes

 

Atwater Poetry Project

 

Hélène Dorion - D'argile et de souffle

 

Entretiens

 

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Émission Entretien, entretien avec Pascal Chevrette

 

Logo de Radio GaliléeRadio Galilée

Emission Entre-nous, entretien avec Yves Houde

 

Logo de Radio Ville-MarieRadio Ville-Marie

Émission Hors champ, entretien avec Danyel Turcotte

 

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Entretien avec Marie-Pierre Roy-Carbonneau

 

Billet d'Opéra

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Nabucco de VerdiLa force de la beauté

Je me souviens avec émotion du moment précis…

Aéroport de Rome, 20 mars 2004. Au bout d’une attente de plusieurs heures où se succèdent des annonces contradictoires que je tente tant bien que mal de comprendre avec le peu d’italien que je connais, on annonce qu’un bris mécanique force l’annulation de mon vol Rome-Vérone. Ce n’est qu’en début de nuit que nous pouvons enfin monter dans un autre appareil et décoller vers Vérone. Je n’espère plus qu’on m’attende à destination comme prévu initialement mais, en sortant de l’aéroport, j’ai l’heureuse surprise de lire mon nom sur une affichette tenue par un jeune chauffeur plutôt souriant.

Moins d’une trentaine de minutes plus tard, je suis assise sur la banquette arrière d’une voiture qui, après les péripéties du voyage, devient pour moi une véritable oasis. À cette heure, la route est déserte, les phares de la voiture nous fraient un chemin vers une destination que j’ignore et éclairent les arbres qui ceinturent le ciel sombre. Abandonnée à ce que m’offre ce présent rempli d’inconnu, j’embrasse le paysage bouleversant de beauté.

Bientôt, voyant que notre conversation serait plutôt limitée, le chauffeur insère un cd dans le lecteur et monte le volume. Une musique perce alors le silence, sans l’entacher. Puis une voix s’élève et enserre tout l’espace. La voiture, la route, le ciel, mon corps et mon cœur, tout ce qui compose ma réalité se laisse étreindre doucement par cette musique. Le long du trajet, la force de la beauté s’imprègne en moi. J’écoute, je regarde, je goûte chaque instant qui se déroule comme une scène ultime et suscite ce que j’appellerais un moment de grâce, le sentiment d’être unie parfaitement à ce qui est.

Une fois arrivée à destination, avant de sortir de la voiture, je pointe du doigt le lecteur cd et, en haussant les épaules en guise d’interrogation, je demande au chauffeur quelle est cette musique…

Nabucco !
L’opera di Verdi, me dit-il, sur un ton qui ne cache pas sa fierté!

*

Nabucco de VerdiJ’avais assisté auparavant à de nombreux opéras mais, ce jour-là, de manière intime et intense, j’ai fait l’expérience de sa capacité à créer un monde qui, sans jamais échapper à la réalité, parvient à en extraire l’essence, la beauté mystérieuse.

Sur une route d’Italie, le coup de foudre s’est produit.

Et depuis, l’opéra ne cesse de m’apprendre certains secrets de l’art et de la vie que lui seul détient, une manière singulière de dire l’amour, l’éblouissement de l’amour auquel on ne peut tourner le dos sans fermer devant soi la vie elle-même.

L’opéra m’apprend aussi à éclairer la complexité des liens familiaux, à reconsidérer les idéaux politiques et les remous de l’histoire, bref, il fait voir la grandeur et la faiblesse de l’être humain.

Cet art qui conjugue le théâtre, la musique et le chant nous dit autrement ce que nous savons ou ce que nous avons oublié de la quête d’absolu qui nous habite et de notre soif de rêves. Il se penche également sur la jalousie et la trahison, sur les affres du pouvoir et de la vengeance, sur les racines du mal qui, pour peu que nous les nourrissions, peuvent détruire des civilisations entières. L’opéra nous raconte notre propre histoire.

*

Dix ans après ce moment de grâce ressenti sur une route italienne, je retrouve Nabucco, cette fois dans une magnifique et impressionnante production que présente de l’Opéra de Montréal pour ouvrir sa 35è saison.

Et cette fois encore, coup de foudre ! Pour cette musique amoureuse des voix, pour cette mise en scène magique de Thaddeus Strassberger qui évoque si fortement l’Italie de l’époque, pour ces chanteurs et chanteuses capables de passion autant que de tendresse, et bien sûr pour cette histoire qui nous plonge au cœur de la soif de liberté d’un peuple – mais tout aussi bien de chaque être humain dans sa propre vie. Coup de foudre pour la force de la beauté du chant humain…

*

C’est à Rome que j’écris ces mots. Boursière de la fondation new-yorkaise Civitella Ranieri, je vais séjourner durant plusieurs semaines à Umbertide, en Ombrie, dans un château datant du 15è siècle converti en résidence d’artistes. Nous serons une douzaine d’artistes visuels, compositeurs, écrivains venus de différents pays et, après les journées de travail dans nos studios respectifs, nous nous retrouverons pour partager le repas du soir et échanger sur nos projets de création.

Au milieu de cette effervescence créatrice, je ne doute pas que Verdi, cette figure emblématique du génie créateur et de l’unification du peuple italien ne sera pas loin, et que sa musique résonnera sur ce carré de terre où s’exprimera à la fois la liberté de chacun et le bonheur d’être liés les uns aux autres dans cette magnifique et vertigineuse aventure de création qu’est la vie !

Et levant les yeux de mes carnets pour regarder par la fenêtre l’horizon déployé, qui sait si je n’entendrai pas, tous ces jours,

Va, pensiero… Va, pensée, sur tes ailes dorées, va te poser sur les versants et les collines…


22 septembre 2014

(www.operademontreal.com)

 

Événements

Salon du Livre de Paris 2014

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Salon du Livre de Toronto

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Jeudi 4 décembre :

17h30 : Soirée littéraire
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stand Éditions Druide
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17h00 à 17h30 signature
stand éditions Druide

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