15 Jan Le temps du paysage

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GENRE

Récit avec photographies

ANNÉE DE PARUTION

2016 (en librairie le 16 mars)

ÉDITEUR

Druide

COLLECTION

Reliefs

MOT DE L’ÉDITEUR

Dans la continuité de Recommencements, salué par la critique et accueilli par un large public, Le temps du paysage est un récit méditatif qui nous convie autant à la contemplation qu’à la transformation intérieure. Parfois, des brouillards se posent sur nos vies et Hélène Dorion explore de son regard pénétrant ces états transitoires, ces passages nécessaires avant que ne resurgisse à l’horizon un fragment de bleu. Pour la première fois dans sa démarche créatrice, l’écrivaine accompagne son texte de photographies qu’elle a réalisées. Un ouvrage superbe à déguster lentement.

Résumé

Un matin, à la fin d’un séjour en Italie, plutôt que de s’installer pour écrire comme elle le fait chaque jour, Hélène Dorion va marcher dans les sentiers. Tout juste après être rentrée, elle reçoit un appel lui annonçant que son père est mourant. Une brume épaisse se jette alors sur elle… Le temps du paysage constitue une traversée de ces brouillards que la vie installe parfois devant nous et que les vents transformeront et dissiperont pour que s’ouvre un autre chemin. Les photos dialoguent ici avec le texte pour nous permettre de saisir cette révélation de vivre dont le paysage est empreint. Le temps du paysage, c’est celui de la mort dont on ne sait rien, de la beauté dont on sait si peu et de l’amour dont on voudrait tout savoir. Pour la première fois dans sa démarche créatrice, l’écrivaine accompagne son texte de photographies qu’elle a réalisées.

PRESSE

« Qu’elle écrive en vers ou en prose, Hélène Dorion est une poète d’exception, qui sait prendre de longs détours pour aller droit à l’essentiel. »

– Martine Desjardins, magazine  L’Actualité

« On retrouve ici le talent qu’a l’écrivaine pour conjuguer paysages naturels et paysages humains. Des pages bouleversantes qui font penser à Annie Ernaux. »

– Catherine Voyer-Léger, Nuit Blanche

«  Les lieux, notre communion avec eux, la nature sauvage, le plus grand que soi : tout cela était présent dans le livre précédent d’Hélène Dorion, et dans les autres avant. Mais ici, c’est plus que jamais par le paysage que ça passe. Le pas suivant, qui sait où il peut nous conduire. Le temps du paysage ouvre la porte à ce qui peut advenir sur le chemin et qu’on n’attendait pas, qu’on n’attendait plus, peut-être. Il y a la mort qui est là, oui, il y a la beauté qui surgit. Et l’amour aussi. On voudrait citer encore et encore des passages de ce livre qui se dépose en nous, qui nous étreint bien au-delà de la lecture. On laissera la porte de la découverte ouverte pour qui s’y aventurera. Simplement ajouter ceci : « L’arrivée de l’amour dans une existence est comme la beauté. Comme la mort aussi. Elle ne se prévoit pas. On lève les yeux et l’amour est là, devant soi. Surgi de nulle part, il désencombre notre existence, efface les brouillards, empoigne l’âme et le cœur, embrase le corps. »

– Danielle Laurin, Le Devoir

« Le temps du paysage est une réflexion sur la perception que nous avons de la réalité, sur la relation que nous avons avec le paysage, qui révèle nos propres zones d’ombre ou de brouillard. En lisant, on entre dans un état quasi méditatif. On vibre sous les mots de l’auteure. »

– Livresquement boulimique

« Sa poésie est prenante, inspirante, émouvante. Alors que j’arrive au mitan de ma vie, cette nourriture me fait du bien. »

– Isabelle VINCENTChâtelaine

« Dans la spirale de sa vie et Le temps du paysage, Hélène Dorion renaît toujours en beauté et renoue sans cesse avec son chemin vers la lumière. »

– Mario CLOUTIER, La Presse

« C’est une sorte de coup de cœur que j’ai eu […]. Parfois ce sont quelques phrases, parfois c’est une description un peu plus longue et c’est toujours pertinent, intéressant, joli. […] Pour moi, c’est ça la poésie : c’est touchant, juste. »

– René HOMIER-ROY, Culture club, ICI Radio-Canada Première

« Très bel équilibre entre les photos et les textes. […] Il y a une sorte de juxtaposition qui fait que ces mondes parallèles se croisent et deviennent de toute beauté. »

– Jean-Paul DAOUSTPlus on est de fous, plus on lit, ICI Radio-Canada Première

« On voudrait citer encore et encore des passages de ce livre qui se dépose en nous, qui nous étreint bien au-delà de la lecture. »

– Danielle LAURINLe Devoir

« Qu’elle écrive en vers ou en prose, Hélène Dorion est une poète d’exception […]. Tout autant que ses textes au souffle profond et méditatif, ses images de brumes diaphanes où percent les rayons incertains de l’aube sont imprégnées d’une sérénité qui invite à regarder le temps passer — et qu’on se prend à lui envier. »

– Martine DESJARDINSL’Actualité

« C’est un livre touchant, bien écrit, évidemment très poétique. »

– Francine GRIMALDISamedi et rien d’autre, ICI Radio-Canada Première

« J’anticipe, par les photos qui accompagnent ce livre, un voyage poétique et apaisant, qui invite à la réflexion et à la contemplation. Un ouvrage tout à fait approprié pour amorcer un printemps de recueillement et de renaissance. »

– Six livres dans la vie de Louise PORTALLa Presse +

« Le temps du paysage, un formidable récit méditatif sur la beauté de la vie, le passage du temps, les états transitoires et le deuil. »

– Marie-France BORNAIS, Le Journal de Québec

« Le temps du paysage est aussi, et surtout, une conversation entre les photographies et les mots où la nature, plutôt que d’être décrite, se fait ressentir. […] Le temps du paysage, c’est réussir à traverser les zones plus orageuses qui secouent à un moment ou à un autre notre vie. »

– Sarah DAOUST-BRAUN, Montréal Campus 

« Coup de cœur! »

– Pascale WILHELMY, Rythme FM

« À découvrir quand on cherche le retour vers soi. »

– Mitsou , Mitsou.com

« Fog makes us appreciate the colors of blue, green, white—the sole evocations of color except for the blinding light of epiphanies. Le Temps du paysage fuses verbal and visual discourses in search of a “revelation of life.” »

– Alice-Catherine CARLSWorld Literature Today

ARTICLES DE PRESSE

Radio-Canada Première, Culture club, René Homier-Roy – mars 2016
Le Devoir, Danielle Laurin – mars 2016
Montréal Campus, Sarah Daoust-Braun – mars 2016
L’Actualité – avril 2016
La Presse +, Mario Cloutier – mars 2016
Le Soleil (Québec) et La Tribune (Sherbrooke), entretien avec Karine Tremblay – mars 2016
Le Téléjournal (extrait vidéo à 3:15), Claudia Larochelle – mars 2016
Samedi et rien d’autre (extrait audio vers 7h19), Francine Grimaldi – mars 2016
Le Canada français – mars 2016
Le Journal de Montréal – avril 2016
Le Journal de Québec – avril 2016
Les Libraires – avril 2016
Plus on est de fous, plus on lit, Jean-Paul Daoust (audio) – avril 2016
Chronique de Billy Robinson (extrait audio à 15:10) – avril 2016
Première heure, entrevue avec Claude Bernatchez (audio) – avril 2016
Mitsou.com – avril 2016
Livresquement boulimique – avril 2016
Regis Carlo – avril 2016
Lectures et châtiments (audio) – 4 avril 2016
La Presse+, Louise Portal – avril 2016
Lettres québécoises – printemps-été 2016
Nuit Blanche – été 2016
World Literature Today – janvier 2017

EXTRAITS

On peut avancer vers le paysage ou attendre qu’il nous rejoigne. On peut l’effleurer du regard ou y amarrer notre corps, tendre l’oreille pour qu’il murmure ce que l’on ignore encore de soi-même. L’horizon se déplace avec nous.

*

Ce jour-là, un vaste brouillard s’est posé sur l’horizon. Il a effacé le ciel et les montagnes, les allées bordées d’arbres hauts, le jardin, et jusqu’aux herbes les plus légères qui flottaient à mes pieds.

En même temps, c’est ma vie qu’avalait ce lourd rideau, la plongeant dans ce gris dont je ne savais rien, qui restait là, aveugle et silencieux devant moi, mais auquel je ne pouvais alors que consentir.

*

J’avançais pas à pas. Au bout du chemin flottait la brume dense, sans limites. Je ne savais si la route continuait ainsi, bien droite, si elle bifurquait plutôt vers la gauche ou tournait légèrement vers la droite. Allait-elle me ramener à mon point de départ ou me conduire à l’extrémité de moi-même, là où je devrais passer par le feu de la métamorphose, tenir entre mes mains le couteau de clarté que nous tend la mort, et avec elle l’amour ?

*

On écrit peut-être pour recomposer en soi les morceaux de beauté que l’on a perdus le long de cette histoire de rêves et de chutes, de passages et de soifs qu’est notre vie.

On écrit peut-être pour toucher à cette furie d’éternité qui nous hante, pour retrouver la beauté des ciels que l’on habite, des mers que l’on traverse, pour retrouver les promesses d’enfant que l’on porte comme des châteaux rasés, reconstruits chaque fois dans l’espérance que ce que l’on édifie ainsi tienne bon, une seule fois peut-être.

*

Mais on le sait : tout est voué à la saison suivante. L’hiver se dédie au printemps comme le fleuve à la mer, le bourgeon à la feuille. On ne peut retenir le vent de secouer la branche ni empêcher l’amour d’entrer dans sa vie.