11 Jan Comme résonne la vie

GENRE

Poésie

ANNÉE DE PARUTION

2018

ÉDITEUR

Éditions Bruno Doucey

LE MOT DE L’ÉDITEUR

Il y a chez elle comme une clarté inquiète. Des mots de givre et de grands vents. De vastes espaces et des anfractuosités où la pensée s’engouffre. Des sentes qui partent de soi et mènent aux autres. Des brumes de mémoire et cette lumière étrange que l’inachèvement dépose sur les choses de la vie. Plus encore peut-être, un vacillement. Un trépignement. Une interrogation tenace sur les raisons de notre présence au monde. Car Hélène Dorion approche « le mystère qui nous hante » sans lâcher le fil qui lui permet d’habiter en poète « le labyrinthe des jours ». Fidèle à l’enfant qu’elle était, à l’écoute de la femme qu’elle devient, elle cherche le passage « vers l’autre saison ». Lisez-la, écoutez-la : vous sortirez fortifié de cette fragilité consentie. Comme moi, vous sentirez davantage « comme résonne la vie ».

PRESSE

«  L’écriture d’Hélène Dorion coule, profonde, allant jusqu’à explorer le plus intime de son être sans jamais rien occulter. C’est que toute écriture requiert la sincérité envers soi et les autres. La vie résonne donc dans ces pages qui se lisent à coeur ouvert. Hélène Dorion, d’une voix forte et tranquille, affirme les pouvoirs des mots pour accéder à la vie dont le poème est le reflet.»

– Max Alhau, Textures

«  La nature qu’Hélène Dorion convoque dans le livre Comme résonne la vie est celle qui nous accueille, celle qui nous sert de repère dans ce monde où tout s’accélère. Elle est aussi celle qui nous sert de métaphore. Qui vient donner une forme tangible à tous ces bouleversements intérieurs, à toutes ces inondations d’émotions, à tout ce chaos qui nous habite et nous fait tanguer. Clarté, délicatesse, générosité, c’est ce que nous offre l’écriture d’Hélène Dorion avec son style limpide, elliptique. Sincérité aussi.»

 Bulles de culture

«  Un somptueux recueil de poésie d’Hélène Dorion qui résonne dans nos vies, nos traces, sur notre peau et notre coeur. Des ondes électromagnétiques nous parcourent l’échine, nous enchainent aux mots, à sa rythmique quasi clamante, chaloupée. Ça vibre, ça rythme, ça bouscule, ça impulse comme au bord des falaises lorsque les fleuves grondent et les vents vrombissent. On résonne dans chaque mot, dans chaque page tournée comme un miroir, un reflet de nos quotidiens, de ce que la poésie peut évoquer, donner, offrir. La joie.»

Le petit carré jaune

« Chez elle, la poésie s’émancipe, prend ses aises, s’écrit bien sûr, se lit, se chante parfois, se met en musique, en photographie, en images. Cette voix-là se poste partout où se fait et se dit littérature. Comme résonne la vie, encore une affaire de résonance, livre pulsatoire à l’écoute du temps et de notre présence au monde, qui chemine de saisons en fragilités, de forêts en fleuves, de questions en paysages, de faillites en passages.»

– Manou Farine, France Culture

«  Hélène Dorion est une tête d’affiche de la poésie francophone contemporaine. Elle est fascinante dans le sens qu’elle est partie d’études philosophiques pour arriver à la poésie. À chaque fois qu’elle sort un livre, j’ai hâte de le lire parce que ça me touche énormément, et il y a quelque chose de profondément pur dans cette poésie. On appelle ça son immensité du dedans, comme le dit Pierre Nepveu.»

– Jean-Paul Daoust, Radio-Canada, Plus on est de fous, plus on lit

« La perception accrue de l’absolu, dont la beauté nous transcende, se heurte aux limites du présent. Hélène Dorion, dans une langue à la musicalité légère, avance le vœu de lumière de toujours, ce singulier idéal constamment malmené.»

– Isabelle Lévesque, La Nouvelle Quinzaine littéraire

 

LIENS

Revue Texture – février 2018
Le petit carré jaune – février 2018
France-Culture (entretien) – mars 2018
Ici Première / Plus on est de fous, plus on lit – mars 2018
La Nouvelle Quinzaine littéraire – avril 2018

 

EXTRAIT

 

« Comme résonne étrangement la vie

que tu vois se lever, au milieu du brouillard

de l’enfant que tu étais, hier encore,

à la table où ton père, où ta mère

fouillaient le quotidien, sarclaient

la terre, arrachaient les herbes égarées

parmi les tulipes hautes

qui flottent encore dans le jardin comme

des étoffes, et mesurent les vents à venir.

 

Alors, comme résonne étrangement la vie,

derrière la tempête qui broie ton corps

d’enfant, jette des marées de solitude

sur tes rêves, crois-tu, un mouvement

de lumière gagne sur la brume,

peu à peu tu défriches la forêt

du passé, vois le chemin

où naissent et glissent

dans la terre les fragiles espérances.

 

Tu entends soudain la pulsation du monde,

déjà tu touches sa beauté inattendue.

Dans ta bouche fondent les nuages,

des ans de lutte et de nuées noires

où tu cherchais le passage

vers l’autre saison,

 

et comme résonne étrangement l’aube,

à l’horizon, enfin résonne ta vie. »